Archive

Posts Tagged ‘IBM’

IBM Techsoftware 2011

September 2nd, 2011 No comments

Hier et aujourd’hui se tient l’IBM TechSoftware à Bois Colombes. L’événement est l’occasion de 2 plénières et plus de 120 sessions techniques et workshops.

Je vous propose dans cet article un retour sur la plénière d’hier qui donne un avant goût des sujets phares pour les prochaines années.

3 thèmes se dégagent:

1) Le BAO:

Très intéressant pour nous puisqu’il s’agit tout simplement de notre quotidien. BAO pour Business Analytics and optimisation. Il ne s’agit pas moins de ce que l’on appelle chez Homsys la BI ++: aller plus loin que le reporting rétroviseur, maintenant, bien ancré dans les entreprises.

2 axes forts dans cette mouvance: l’analyse prédictive et la gestion des gros volumes de données, ce que l’on appelle le Big Data (plusieurs peta octets de données).

Watson, l’ordinateur d’IBM qui a battu les meilleurs humains au jeu Jeopardy en début d’année est l’illustration de cette capacité à dégager une décision à partir de gros volumes d’information.

Hasard du calendrier, IBM annonçait hier le rachat de l’éditeur I2 spécialisé dans l’intelligence économique et l’analyse.

2) Le cloud:

2ème thèmatique de cette plénière, le cloud est un sujet de plus en plus présent mais qui nécessite une transformation dans notre manière de penser, de fonctionner.

Basculer vers le cloud équivaut à Virtualiser, Automatiser et Standardiser.

Tout n’est pas “cloudifiable” mais lorsque cela est possible les gains sont significatifs.

IBM propose notamment un cloud public qui permet d’obtenir en quelques clics une machine virtuelle prête à l’emploi.

3) La mobilité:

3ème et dernière thématique de cette plénière, la mobilité est poussée en entreprise en raison des pratiques privées. Les tablettes et smartphones font partie de notre quotidien mais en dehors de la sphère professionnelle (hormis pour les e mails). Les dirigeants d’entreprise veulent maintenant pouvoir utiliser ces outils qu’ils trouvent si pratiques à la maison dans l’entreprise. Cela me rappelle juste la réunion de ce lundi matin où notre DG préféré est venu en réunion avec sa tablette,…, pour un résultat mitigé (comme quoi il reste encore un peu de travail pour que la mobilité soit parfaite)…

La mobilité arrive avec un certains nombre de défis à surmonter:

– Les OS sont beaucoup plus hétérogènes, 5 majeurs dans le monde mobile pour 1 dans le monde PC (Windows avoisine les 99% de part de marché).

– Les failles de sécurité (à priori plus nombreuses sur les mobiles) auxquelles s’ajoute le risque de perte / vol, sont un problème pour la confidentialité des données

– Le mobile pour être attractif doit tirer partie du contexte: géolocalisation, contexte social (réseaux sociaux)…

Read more…

Qualité de données : RV Homsys & IBM, le 6 mai chez Ladurée à Paris

April 15th, 2010 No comments

A l’occasion du lancement de la nouvelle offre IBM « Pack Qualité InfoSphere », Homsys et IBM co-animeront un séminaire sur le thème de la qualité de données, avec le témoignage de la société GEODIS.

Au programme de ce petit déjeuner, organisé le 6 mai chez Ladurée sur les Champs Elysées : 

  • Les enjeux de la qualité de données dans un SID – Par Yves Cointrelle, Directeur Associé d’Homsys
  • La démarche outillée préconisée par IBM – Par Dan Benouaisch, Expert qualité de données IBM
  • Témoignage : Retour d’expérience Projet Geodis – Par Christophe Bertin, Responsable des Référentiels de données Groupe/DSI Geodis
  • Un audit de qualité réalisé avec les solutions logicielles IBM (Information Analyser) sera offert aux participants qui ont un projet de Business Intelligence en 2010 !

    En savoir +

    S’inscrire

    Cadran magique, boussole d’or ou roue de la fortune ?

    December 15th, 2009 No comments

    Nous sommes tous familiers du “Magic Quadrant” du Gartner Group qui régulièrement positionne les offres des éditeurs selon une habile échelle qui “comme à l’école des fans” permet à chacun d’expliquer que tout le monde a gagné.

    Les petits éditeurs sont des valeurs qui montent et qui existent puisque telle une déclaration que n’aurait pas reniée Sartre “j’existe puisque je suis dans le Cadran magique”.

    Les poids lourds ont comme principal enjeu tels des Tryphon Tournesol de se trouver les plus au Nord-Est du cadran et surtout les plus détachés de toute âme à proximité.

    Je me suis amusé à suivre l’évolution de ce jeu de marelle sur  5 ans, que constate t’on ? :

    Au même titre que les marchés automobiles, sidérurgiques, textiles ou pharmaceutiques, les leaders d’il y a 5 ans sont devenus de plus en plus gros, de plus en plus pérennes, ont croqué les petits, les moyens puis se sont mangés entre eux pour devenir incontournables. On appelle cela une maturité de marché, une rationalisation de “l’industrie” du logiciel. Ces nouveaux Tycoons proposent désormais de larges gammes de produits depuis l’utilitaire jusqu’à la berline de luxe en passant par la low cost et la luxueuse ostentatoire.

    Quelle place reste t’il aux émergents ? La même stratégie que pour tout acteur de petite taille positionné sur une industrie mature : “faire différent”. Dans l’industrie logicielle cela se traduit par mieux, plus performant, plus pertinent, plus innovant, plus agile ou moins cher. On constate dans ces mêmes cadrans l’entrée-sortie de nombreux éditeurs qui soit se sont fait croquer par l’appétit féroce des mastodontes soit ont disparu corps et biens dans la cohorte des éditeurs qui comme au cinéma ou dans la musique “n’ont pas trouvé leur public”.

    Les mutations des marchés déjà concentrés nous apportent cependant quelques enseignements qui vont à court ou moyen terme s’appliquer au marché de la Business Intelligence.

    Au chapitre des points négatifs

    • Le consommateur voit ses choix se restreindre au sein de gammes éditeurs élargies,
    • Une politique de conquête cross référence se met en place dans une stratégie de captation maximale du client,
    • Les clients captifs (ERP & BI) voient leurs marges de négociation diminuées,
    • les politiques de prix sont dictées non pas par la valeur ajoutée du produit mais par la nécessité de rembourser les acquisitions en augmentant notamment les taux de maintenance,
    • Les éditeurs tentent d’aligner leurs prix avec la concurrence,
    • Les distributeurs voient leurs marges et territoires se réduire, ils sont préservés sur les seuls segments laissés à l’abandon par l’éditeur,
    • La réduction du nombre d’acteurs du CPM (Gestion de la performance) risque d’augmenter les coûts de licence de ces produits,
    • L’innovation n’est plus le moteur, elle passe après la rationalisation.

    Les points positifs

    • Les contrôles de qualité et intégration logicielle sont améliorés,
    • Le support mutualisé est souvent de meilleure qualité et plus rigoureux,
    • Pour les clients prêts à accepter toute l’offre, des gains sont à attendre notamment sur les packages analytiques entre ERP et BI,
    • La tarification pour les grands clients peut réduire la BI à une “feature” d’une négociation globale licence incluant des licences ERP, Middleware, et bases de données réduisant drastiquement le coût de la licence utilisateur,
    • La concentration de gros acteurs peut favoriser l’apparition d’acteurs émergents détenteurs de technologies innovantes ou issus du monde libre,
    • Des éditeurs “low cost” vont tirer leur épingle du jeu avec l’émergence  notamment du monde libre  et  le renforcement de Microsoft.

    En conclusion, on peut considérer qu’il ne reste plus que 5 grands éditeurs mondiaux dans le domaine de la BI dont SAS reste à ce jour le seul “pure player” global et indépendant. IBM, SAP et Oracle ont besoin de rembourser leurs acquisitions en maintenant un niveau de prix relativement élevé ce qui laisse un boulevard à Microsoft et à l’Open source pour maintenir des exercices de démocratisation en dynamitant le rapport coût/performance des infrastructures. Le Magic Quadrant ne risque-t’il pas demain de démontrer que la Business Intelligence est devenue une roue de la fortune à 5 cases occupées par des leaders bien décidés à  intégrer les clients et prospects dans une portion de leur camembert désormais devenu de la taille d’un Brie de Meaux ?

    A vos posts pour en débattre.